<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" version="2.0"><channel><atom:link rel="hub" href="http://tumblr.superfeedr.com/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"/><description>Rho, Siegfried!</description><title>Ca denonce par ici</title><generator>Tumblr (3.0; @rosiegfried)</generator><link>http://rosiegfried.tumblr.com/</link><item><title>Lettre a tous</title><description>&lt;p&gt;Salut,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors aujourd&amp;#8217;hui c&amp;#8217;est le grand jour, le jour de la manif des pour le mariage pour tous. Il pleuvra sans doute et les contre mariage pour tous / donc les pour mariage pour eux seuls y verront le signe d&amp;#8217;un juste châtiment métérologico-mystique, pendant que des millions de français n&amp;#8217;y verront rien de plus que ce que la crinière de M. Delahousse voudra bien leur dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi, comme je m&amp;#8217;en suis moquée. Après tout on est en train de se battre pour quelques feuilles de papier sur lesquelles sont inscrits des mots, auxquels, par un processus de transmutation magique &amp;#8220;que l&amp;#8217;on appelle pouvoir démocratique&amp;#8221;, quelques députés plutôt bien sous tous rapports donneront ou ne donneront pas l&amp;#8217;aval du pouvoir d&amp;#8217;état. Et la vie de quelques personnes sera changée. Honnêtement, pour tous les enfants et parents concernés aujourd&amp;#8217;hui ou demain par une situation d&amp;#8217;homoparentalité, tant mieux, je ne vois pas où est le problème. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme beaucoup de mes amis, qui couchent aussi avec des personnes du même sexe qu&amp;#8217;eux, je me suis sincèrement moquée de cette promesse, considérant qu&amp;#8217;elle ne faisait qu&amp;#8217;entériner, avec quelques années de retard, comme toujours dans le droit, quelque chose qui existe déjà. Je n&amp;#8217;avais jamais eu l&amp;#8217;idée même de fonder une famille, et je ne l&amp;#8217;ai toujours pas, loi ou pas loi. M&amp;#8217;étant reconnue homosexuelle depuis mes quinze ans, j&amp;#8217;avais toujours trouvé que cela tombait plutôt bien puisque je me voyais ainsi déliée de toute projection classique de vie, de tout rêve de mariage et de petits-enfants à qui j&amp;#8217;enverrai des chèques pour leur anniversaire avec un timbre &amp;#8220;art flamand&amp;#8221; et une larme à l&amp;#8217;oeil, en échange de leur présence au poulet rôti dominical. Le blanc me va assez mal au teint, et je trouve que vivre honnêtement est suffisamment prenant pour ne pas m&amp;#8217;embarrasser des rêves des autres. Ayant toujours été assez aimée par une mère qui s&amp;#8217;était elle-même construite librement et avait notamment judicieusement divorcé, j&amp;#8217;ai pu grandir libre, spontanée, dans mon élément au milieu des sapins, sans être programmée pour être quoique ce soit, ni spécialement une fille. Me découvrir lesbienne ne fit que renforcer ce sentiment de chance unique, puisque voilà, je ne pouvais compter que sur moi-même pour inventer ce que serait ma vie, y compris sexuellement / sentimentalement. J&amp;#8217;étais obligée, à ce niveau-là (et à tous les autres), d&amp;#8217;être mon seul référent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par un étrange concours de circonstances, je me fis également violer à l&amp;#8217;adolescence, ce qui ne manqua pas de me perturber, notamment concernant mes choix sexuels. Surtout que je décidais alors d&amp;#8217;aller vivre chez mon autre parent, histoire de le connaître avant sa mort. Lui était tout à fait englué dans la plus putride des éducations bourgeoises, ce qui l&amp;#8217;avait, vous vous en doutez, amené à connaître une très grande réussite sociale, et voulu faire de moi une fille respectable, digne de son patronyme, hétéro puisqu&amp;#8217;il n&amp;#8217;y a que ça de vrai. Lorsqu&amp;#8217;il appris mon viol, mon homosexualité fut d&amp;#8217;un coup illuminée d&amp;#8217;une cause limpide et le renforça dans sa certitude que ce ne pouvait être naturel mais bien la réaction à de tragiques circonstances. A force d&amp;#8217;un viol éducatif qu&amp;#8217;il opéra sans s&amp;#8217;en rendre compte avec méthode sur l&amp;#8217;adolescente que j&amp;#8217;étais, je finis par douter et vécu une période de bisexualité intriguée. Après tout c&amp;#8217;est vrai, tant de femmes se font violer, tant de lesbiennes se sont fait violer, peut-être que je n&amp;#8217;étais qu&amp;#8217;en réaction contre ces deux pauvres mecs et leurs zizis torturés. Les homos sont des chiens débridés, les lesbiennes des victimes de viol, c&amp;#8217;est ça non?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques parties de jambes en l&amp;#8217;air plus tard, après avoir été au bord de la promesse de mariage, je me faisais chier. Vraiment, tout simplement. Je n&amp;#8217;ai rien contre les hommes, je n&amp;#8217;en connais pas. Enfin, sauf si est un homme ce qui a un pénis et des poils. Si ça n&amp;#8217;est que ça oui, bien sûr, j&amp;#8217;en connais plein. J&amp;#8217;ai des amis et j&amp;#8217;ai eu des amants, leur sexe ne me déplaît pas, mais ceux qui s&amp;#8217;intéressent aux femmes sont rarement ceux qui m&amp;#8217;intéressent. Je ne comprenais alors absolument pas toute cette histoire qu&amp;#8217;ont les hétéros entre eux. Je me sentais réduite à une partie de moi, la femme, et quand bien même c&amp;#8217;était pratique d&amp;#8217;être soudain &amp;#8220;in&amp;#8221;, légitime et invitée au restau, le prix à payer (sexualité binaire anti anus pour tous, impossibilité de l&amp;#8217;amitié entre hétéros de sexe opposé, devenir le support des qualités &amp;#8220;féminines&amp;#8221; que l&amp;#8217;autre réprime en lui, devenir une femme pour que l&amp;#8217;homme le soit, porter des vétements contraignants, ne fréquenter que des hétéros blancs ou presque, supporter leur vision du monde qui étouffe la joie de sa légitimité crasseuse) était bien trop lourd pour moi. Cela dit, que d&amp;#8217;autres y trouvent leur compte, tant mieux. Je me fiche de savoir que quelqu&amp;#8217;un est homo ou hétéro, ça n&amp;#8217;est pas un critère, tout le monde est totalement exceptionnel, pourquoi ranger un parterre de fleurs dans deux tiroirs?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis je fis de bonnes études (avec mille guillemets), je découvris progressivement les milieux homos, je faillis succomber au militantisme queer, mais j&amp;#8217;étais devenue dogmatique, je disais &amp;#8220;femme&amp;#8221;, &amp;#8220;patriarcat&amp;#8221; et &amp;#8220;néo-colonialisme&amp;#8221; couramment dans mes phrases alors que la plupart du temps je ne faisais que plaquer des concepts sur une réalité qui de plus en plus me fuyait, au fur et à mesure que je m&amp;#8217;affirmais. Je devins aussi quasiment profession libérale à fort revenu, bourgeoise et queer, alcoolique mondaine et pseudo-branchée. Je vivais une vie morcelée et insatisfaisante, j&amp;#8217;avais des aspirations pures que j&amp;#8217;étouffais sous le bruit, la vie sociale et les substances, parce que je ne voyais pas comment me sortir de cette logique qui m&amp;#8217;entraînait. Fort heureusement, je finis par me rendre compte que rien, aucune organisation, aucune idéologie, aucun courant ni aucun raisonnement ne fait autre chose que de noyer la liberté qui ne s&amp;#8217;exprime qu&amp;#8217;en étant pleinement conscient, à chaque instant, des processus d&amp;#8217;autorité qui nous soumettent nous-même et nous font agir parcellairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui fait que je me suis toujours méfiée comme de la peste des organisations LGBT et de toutes les lettres de l&amp;#8217;alphabet qui recrutent. Je n&amp;#8217;ai jamais considéré que parce que, sous prétexte que machine et machette couchent elles aussi avec une personne dotée d&amp;#8217;un vagin et de seins (signes infaillibles de l&amp;#8217;appartenance à l&amp;#8217;espèce femelle), je devais les fréquenter, ou qu&amp;#8217;elles devaient parler en mon nom. Je ne me considère plus comme lesbienne d&amp;#8217;ailleurs, je ne vois pas pourquoi je m&amp;#8217;identifierais à un concept quelconque qui ne reste qu&amp;#8217;un mot, avec tout ce qu&amp;#8217;il a de pouvoir d&amp;#8217;invocation chez les autres. Cela marche pour des pans entiers de ce que je croyais que &amp;#8220;je&amp;#8221; étais: violée, femme, française, bourgeoise, éduquée, blanche, d&amp;#8217;origine juive, consommatrice, citoyenne, espèce humaine etc. &amp;#8220;Je&amp;#8221;, en vrai, n&amp;#8217;est pas immuable, autrement que dans mon discours, dans ma mémoire, mais à chaque instant mes cellules se régénèrent, à chaque instant j&amp;#8217;inspire et expire et vis d&amp;#8217;un air différent. Quel est ce &amp;#8220;je&amp;#8221; que mes papiers nomment et que les autres réclament? Pourquoi devrais-je le perpétuer?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la même manière, je ne considère pas que l&amp;#8217;opinion ou la soumission à l&amp;#8217;opinion de parti d&amp;#8217;une petite poignée d&amp;#8217;hommes et de femmes a le pouvoir de décider de la trajectoire que je peux librement décider d&amp;#8217;imprimer, à chaque instant, à ma vie. Je ne considère pas non plus que la mobilisation fanfaronne dont se targuent les promeneurs d&amp;#8217;il y a deux semaines témoigne de quoi que ce soit de recevable, puisque je doute même de ma propre légitimité à parler pour moi avec ce langage qui meurtrit tant de beauté. Qu&amp;#8217;eux croient en leur bon droit à parler en leur nom et en celui de tous, voire de la nature, et de répandre leur frustration contre d&amp;#8217;autres hélas, ça ne m&amp;#8217;étonne pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que tout un tas de personnes ait une vie segmentée, compartimentée et médiocre, je le savais déjà. Que de tristes sires et leur caravane domestique jugent qu&amp;#8217;en allant imposer à leurs rejetons une prise de parti négative contre d&amp;#8217;autres hominoïdes, ils font d&amp;#8217;eux de bons êtres droitement sexualisés, je le savais, je l&amp;#8217;ai vécu, j&amp;#8217;y ai perdu de précieuses années, je ne peux que plaindre ces petits enfants blonds dont certains seront homos voire ni l&amp;#8217;un ni l&amp;#8217;autre. Que des ploucs et des ploucasses de l&amp;#8217;esprit défendent becs et ongles vernis leur vie de missionnaires, et perpétuent l&amp;#8217;idée selon laquelle la vie n&amp;#8217;est pas prodigue, mais binaire et comptable, que les homos ont fait le choix de l&amp;#8217;infertilité et de la mise au banc, que différents types de familles ne peuvent coexister gentiment alors qu&amp;#8217;elles ne font que ça, plutôt que se taire, d&amp;#8217;embrasser la vie telle qu&amp;#8217;elle se présente et de laisser les oiseaux chanter, ça ne m&amp;#8217;étonne pas. Qu&amp;#8217;ils défendent leur institution de peur de vivre sans, c&amp;#8217;est tout à fait normal, ces gens-là servent à ça. Ils servent de repoussoir, de miroir déformé de ce à quoi ressemble une existence acceptant sans broncher la servitude qu&amp;#8217;une naissance dans un lieu situé comme la France imprime. A vrai dire la gangue de souffrance et de peur qui les pousse à agir me donne de la peine pour eux, peine qui cependant ne ferait pas l&amp;#8217;injure de nier leur liberté et le choix fondamental qu&amp;#8217;ils font d&amp;#8217;être violents. Que des personnes - accessoirement homos - veuillent fonder une famille à leur tour, probablement un peu différemment puisqu&amp;#8217;ils ont tous du au moins se confronter à l&amp;#8217;injonction hétérosexuelle de leur éducation et être homos dans un pays plutôt homophobe, hmmm, ça m&amp;#8217;étonnait mais finalement, &lt;em&gt;why not&lt;/em&gt;? Est-ce que ça empêchera le soleil de jouer sur les branches d&amp;#8217;arbre? En quoi est-ce que cela me regarde?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&amp;#8217;une manière générale, il est étrange et révoltant que la société française s&amp;#8217;étripe sur un sujet qui est anecdotique - sauf pour les quelques familles directement concernées - plutôt que de se demander comment nous en sommes tous arrivés là, à vivre dans la peur, sans joie, sans plus aucune légèreté ni sensibilité au destin d&amp;#8217;autrui, tous rabougris de prises de positions excluantes, avec un rapport au corps malsain et une vie sexuelle minable et dont la satisfaction est aujourd&amp;#8217;hui un réseau de contrainte affolant, à s&amp;#8217;intoxiquer mutuellement de substances chimiques, de Viagra, de pilules, de déos qui puent et de nourriture qui ne pourrit plus, à se faire tous la guerre dans nos vies si bien qu&amp;#8217;un débarquement au Mali n&amp;#8217;est plus analysé comme un scandale humain mais une prise de position stratégique, à laisser crever des clochards et des sans papiers qui n&amp;#8217;avaient qu&amp;#8217;à pas être là alors que la nuit 20% au moins des bâtiments sont vides, à se lever tous les matins fatigués, à se doper de café, de Lexomil et de ragots sur les collègues pour supporter de faire un métier au mieux vide de sens, au pire criminel, à ne voir dans un beau paysage que le futur emplacement de sa maison de vacances, à détruire systématiquement et frénétiquement l&amp;#8217;intégralité des ressources naturelles en les gâchant dans un effort vain et suicidaire pour se prouver à tous que l&amp;#8217;on est quoi&amp;#8230; libres?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Libres de nos routines, de notre poids mort sur le coeur, de nos identifications malsaines à des structures délétères, traditionnelles comme la nation, l&amp;#8217;homme-zizi-poilu et la femme-vagin-imberbe, nos sentiments et nos opinions? Libres des résultats annuels de l&amp;#8217;entreprise, de la compétitivité, de la Chine et l&amp;#8217;islam qui nous menacent (????), de la sexualité libérée qui pousse les jeunes filles à se faire troncher n&amp;#8217;importe comment par n&amp;#8217;importe quel jeune homme dépassé sans capote,  de la crise, de l&amp;#8217;irrémédiabilité du désastre écologique? Libres dans nos corps gras et dopés où plus rien ne circule à cause des frontières de goudron qu&amp;#8217;ont laissé les milliers de clopes et de substances dégueu que l&amp;#8217;on ingère tous en trop grande quantité? Libres de penser que demain ou hier ne seront en rien meilleurs si maintenant n&amp;#8217;est pas juste? Libres de nos croyances en la nécessité de l&amp;#8217;autorité dans son ensemble, celle qui provient de l&amp;#8217;extérieur n&amp;#8217;étant qu&amp;#8217;un reflet qui valide celle que l&amp;#8217;on a et reproduit en nous? Libres, bouillonnants, lumineux, affranchis de ce &amp;#8220;nous-même&amp;#8221; qui a peur de tout et surtout d&amp;#8217;être découvert dans sa supercherie? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Réveillez vous les zozos. Ce que nous faisons au monde nous nous le faisons aussi. Hétéros et homos, à gauche et à droite, en haut et en bas, français et pas français, ce n&amp;#8217;est pas en battant le pavé en scandant des mots, rien d&amp;#8217;autre, que nous changeons les choses. Merde à la fin, combien d&amp;#8217;entre nous vibrent quotidiennement de la joie d&amp;#8217;être en vie, se réveillent heureux et neufs, disent le fond de leur coeur à chaque instant parce qu&amp;#8217;ils ne sont plus soumis à la peur? Je suis sûre qu&amp;#8217;un jour, à force d&amp;#8217;attention au fonctionnement de votre esprit, vous comprendrez tous la fonction de miroir que joue le monde extérieur sur votre propre vie, et que vous vous réunirez seuls, vides de pensées identificatrices, avec comme seul but l&amp;#8217;absence de but, comme seule arme le chant des oiseaux, comme seule appartenance l&amp;#8217;intensité de l&amp;#8217;instant. Ce jour là tout manifestera enfin silencieusement sa magnifique richesse, son amour débordant, sa libre créativité, et l&amp;#8217;on recyclera enfin l&amp;#8217;immense énergie que nous perdons à nous définir et nous circonscrire dans la violence pour vraiment vivre comme nous sommes: libres, tous également extraordinaires, aimants et généreux. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Now, make it today.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gros bisous déviants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class="Apple-style-span"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><link>http://rosiegfried.tumblr.com/post/41566503403</link><guid>http://rosiegfried.tumblr.com/post/41566503403</guid><pubDate>Sun, 27 Jan 2013 02:03:00 +0100</pubDate><category>mariagepourtous</category><category>çadénoncefort</category><category>followyourblissleszozos</category></item><item><title>chewmark:

The Visitation - Albertinelli- By Ward Kimball
</title><description>&lt;img src="http://24.media.tumblr.com/tumblr_m14wudq4iL1qdzczno1_500.jpg"/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;&lt;a class="tumblr_blog" href="http://chewmark.tumblr.com/post/19594630180/the-visitation-albertinelli-by-ward-kimball"&gt;chewmark&lt;/a&gt;:&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;The Visitation - Albertinelli- By Ward Kimball&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description><link>http://rosiegfried.tumblr.com/post/19625113620</link><guid>http://rosiegfried.tumblr.com/post/19625113620</guid><pubDate>Tue, 20 Mar 2012 14:17:03 +0100</pubDate></item></channel></rss>
